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La flamme sur la bougie - Tome 1
Evolution et Révélation
De 20 à 50 ans, j'ai évolué dans un travail très technique et j'ai pu vivre selon
mes convictions (sans Dieu ni maître) en accumulant les expériences.
Celle que j'ai vécue à l'INSERM de Montpellier, en Bio mécanique, puis au centre
PROPARA (Handicapés moteurs) fût très enrichissante et troublante.
Mes contacts avec ce que je peux appeler des personnalités m'ont beaucoup appris.
Leur foi m'a souvent surpris, car elle me semblait incohérente avec leurs connaissances
mais surtout, cela je l'ai compris plus tard, je n'avais pas la même perception des
choses spirituelles.
Un choc émotionnel, fort, fut le décès de mon frère à l'âge de 46 ans, à la suite
d'un cancer du poumon.
Ce choc, je l'ai vraiment ressenti seulement un mois après sa mort.
Durant ce laps de temps, je n'avais pas compris ni accepté l'aspect définitif de sa
mort.
C'est en pensant une fois de plus aux nouvelles techniques que l'on pourrait employer pour
le soigner que j'ai réalisé subitement que c'était fini et qu'il n'y avait plus de
solution.
Je me suis alors effondré, sans rien pour me raccrocher.
Mon épouse m'a aidé par sa présence, ainsi que mes trois fils.
Tout en suivant mon chemin, j'ai été amené à me rendre compte que je pouvais, par
l'imposition de mes mains, procurer soulagement de douleurs et un certain bien être,
même à des personnes très sceptiques.
Mettant ceci sur le compte de la chaleur dégagée, je me suis alors convaincu que ceci
n'avait rien de surnaturel, la chaleur que je ressentais provenait des muscles contractés
qui réagissaient comme ils l'auraient fait sous une simple lampe infra rouge.
Torticolis, mal de dos, s'atténuent ou disparaissent rapidement, je décèle très
rapidement les points douloureux.
Tout reste conforme à ma perception très technique des choses et je me dis qu'un jour je
pourrais peut-être fabriquer un détecteur de douleur basé sur la différence de
rayonnement infra rouge des zones contractées
Quand on parle de don ou de fluide, je souris en pensant que tout le monde peut faire la
même chose.
L'année 1997 est l'année des épreuves : mon Père décède, il était âgé de 88 ans.
C'est brutal et inattendu. La souffrance est forte. C'est Dur, très dur.
Puis, c'est le tour de mon neveu, 20 ans seulement, accident de Moto.
Mon autre frère souffre d'un cancer de la gorge dont il guérira heureusement mais après
tant de souffrances
La Mère de mon épouse décède à son tour, nous nous entendions bien, nous n'avions pas
besoin de parler pour nous comprendre, elle laisse un grand vide.
Quelques jours plus tard, c'est ma belle sur qui décède, elle n'a que 3 ans de
plus que moi et je la connaissais depuis si longtemps, elle a suivi sa mère.
La souffrance est dure, physique, comme si j'avais reçu des coups de bâton, mon visage
me fait mal, mon corps souffre.
Trop à la fois. C'est trop.
Est-ce que j'ai ouvert mon âme endurcie, est ce que les souvenirs me mènent vers une
bouée pour me soulager?
Je ressens un appel.
La salle m'appelle, impérieusement, il faut aussi que j'emmène aussi mon petit dernier,
qui a 11 ans.
Ce n'est pas une simple idée qui passe comme d'habitude dans ma tête, mais bien une
demande très forte, impérative.
Mon oncle a toujours été au-dessus de tout soupçon et j'ai toujours su qu'il est
sincère, même si je ne partage pas toutes ses convictions. Mais je crois à la
transmission de pensée.
Je retourne donc à cette salle que j'ai abandonnée il y a si longtemps.
Elle a déménagé, mais c'est presque au même endroit.
J'arrive un peu tard, comme d'habitude, et les soins sont terminés.
Je m'inscris pour passer sur la chaise, au milieu des médiums, avec mon petit dernier
Je retrouve cette ambiance que je n'ai pas oubliée, de paix et de sérénité.
Les médiums parlent, je suis toujours perplexe.
Notre tour arrive.
Très vite, une voix derrière moi s'élève, c'est mon Père qui s'exprime : "nous
sommes liés comme des poutres"
Et je réalise soudain, comme un voile qui se déchire, et je crie : "C'EST MOI QUI
LE RETIENS".
Il est temps que j'admette qu'il est mort et je dois m'en libérer, et je pleure, quel
soulagement.
Une autre voix sur ma gauche appelle mon fils et je reconnais le mouvement d'épaule si
familier de ma Mère.
Elle le serre sur elle (elle ne l'a pas connu), me remercie de l'avoir emmené, dit que
c'est un grand médium.
Je ne suis pas surpris: je le sais depuis sa naissance à sa façon de sentir les
présences, même endormi.
En face de moi un autre me dit que les voiles vont se déchirer un par un et je vais
pouvoir comprendre au fur et à mesure
Lorsque je retourne m'asseoir dans la salle, je me sens libéré d'un grand poids.
A la fin de la réunion, je retrouve mon cousin, que je n'avais pas reconnu.
Il a changé. (Moi aussi d'ailleurs depuis tout ce temps)
Au moment de partir, la salle est presque vide, il reste mon oncle, mon épouse, mon fils
et moi-même, et une femme assez âgée qui semble en difficulté. Nous la faisons
asseoir.
Elle parle alors sur le même ton que ma belle sur décédée :
"Ah, vous êtes là ", comme quand elle nous recevait chez elle.
Puis, mon oncle lui explique ou elle se trouve et la guide pour franchir le pas vers
"des mains qui se tendent pour l'accueillir"
A la suite de cette réunion, je suis plus serein, j'ai pu évacuer mon angoisse.
J'ai réalisé que cette douleur était due à mon refus de libérer de mon esprit les
personnes qui sont parties.
Durant la semaine qui a suivi, il s'est produit quelque chose qui viendra ébranler mes
convictions au sujet des soins par imposition des mains.
J'ai enlevé un torticolis instantanément, sans aucune sensation de chaleur. Sur le
moment, j'ai pensé que c'était un hasard, que le torticolis était parti comme il était
venu.
Puis en fin de semaine, un mal de dos est aussi parti de manière instantanée, étonnant
la personne qui souffrait et que je soignais pour la première fois, mais surtout
m'étonnant moi-même.
Dur de remettre en cause l'explication simple de la chaleur et d'admettre que le fluide
existe bel et bien.
La semaine suivante, je retourne à la salle et cette fois j'arrive à l'heure.
J'avais téléphoné à mon fils aîné, il fallait qu'il vienne.
Ne pouvant matériellement pas venir et il sera donc seulement disponible en pensée.
Je participe donc à la relaxation, puis je me fais "magnétiser" non pour moi
mais pour un ami qui est actuellement malade
Ce que je ressens alors est très fort :
Des barres d'énergie que me pénètrent, comme un râteau, je pense très fort à mon
ami, le médium s'attarde sur des parties de mon corps où je n'ai aucun problème, de
temps en temps mon attention se relâche et le médium soigne alors des points précis ou
je souffre personnellement, alors je me concentre à nouveau sur mon ami.
Quand je retourne m'asseoir, je me sens bien, calme et habité d'une paix que j'avais
oubliée.
Puis, je suis appelé. Je m'installe et mes bras se mettent à trembler et à s'agiter
malgré moi, j'en suis très surpris.
J'associe mon fils en pensée et derrière moi un médium se met à parler, c'est bien mon
fils, je reconnais ses paroles, ainsi que son malaise.
La discussion l'amène à s'exprimer et à avoir une vue moins pessimiste des choses et
moi je pleure encore, et je suis soulagé.
Avant de quitter la chaise, je ressens différentes sensations, en particulier un froid
intense et je le dis.
Mon oncle répond alors "Quand on appartient à une famille de médium, il faut
s'attendre à ressentir les choses"
Je retourne m'asseoir
Je réalise alors que je ressens des pensées étrangères quand des personnes passent sur
la chaise.
Puis je me lève, je vais m'asseoir avec les médiums , à coté de mon oncle.
J'exprime ce que je ressens, simplement, et je tombe juste.
A un moment, une pensée me tourne dans la tête, très précise, insistante, je me
redresse pour respirer et je sens soudain quelque chose m'investir et je m'entends parler,
très fort, avec une voix que je ne connais pas, et mon corps entier se raidit. J'ouvre
alors les yeux et tout s'arrête.
Je n'étais pas préparé et j'ai interrompu trop vite quelque chose qui m'a pris au
dépourvu.
Je venais de recevoir une incorporation.
Jusqu'à cet instant, je pouvais douter de la sincérité des médiums, mais comment
douter maintenant de ce que je venais de vivre par moi-même.
Un autre voile venait de se déchirer.
Dans les semaines qui ont suivi, j'ai du apprendre à concilier ma vie avec les
révélations que je venais de recevoir.
La sérénité est le mot qui vient en premier.
La réflexion me guidera à travers différentes étapes, depuis la pensée de Platon,
jusqu'à nos jours. Je me documente.
Je lis les Evangiles du Spiritisme.
Les religions, leur message, la forme des édifices religieux, les habits, les rituels, me
sont beaucoup plus clairs.
Le mot lumière prend toute sa signification dans le sens de connaissance.
Au fur et à mesure que l'on comprend, les choses sont de plus en plus claires, et même
lumineuses.
Ainsi, je réalise l'utilité de mon parcours jusqu'à 50 ans
Il fallait rencontrer les gens que j'ai connus pour apprendre et comprendre ces techniques
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